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Mercredi, je suis allée voir une nutritionniste pour faire un petit bilan diététique, ré-équilibrer mon alimentation et apprendre à cuisiner sain et simple. Ah, je voulais aussi lui parler des traces verdâtres sur mes pouces, signes de carences, sauf que j’ai oublié. Mais je n’ai pas été déçue du voyage !


Pour commencer, après m’être rapidement présentée (c’est à ce moment que j’ai eu droit à cette drôle de phrase), j’ai détaillé mes repas type. Au petit-déjeuner, un thé, un jus de fruits, un yaourt et des céréales ou des biscuits. Au déjeuner, 3 ou 4 jours sur 5, un pauvre repas préparé par moi-même, assez monotone, avec du riz ou des pâtes et des légumes. Au goûter, encore du thé. Au dîner, plus ou moins la même chose que le midi. Au restaurant, tout et n’importe quoi. Rien qu’en énumérant tout ça, j’ai senti que ça n’allait pas ^^"

Pourtant, c’était évident hein : lorsque je suis passée au végétarisme, je n’ai pas trop cherché de recettes végés, je me suis contentée de prendre des recettes qui me plaisaient bien et de les suivre sans mettre de viande. En général, je compensais avec plus de féculents. Résultat : on a perdu les protéines et le fer. Logique. Sauf que je n’avais jamais trop fait gaffe à l’équilibre de mes repas, que j’étais déjà carencée en fer (terrain favorable dans la famille) ET que mon corps commençait à me le faire sentir.

Pour ce qui est des protéines, il faut donc que j’introduise tout ce qui est tofu, soja, tempeh et seitan. Le pire, c’est que je ne déteste pas du tout le tofu ! Mais il est très cher dans les supermarchés (je trouve) et je ne sais que le cuisiner à la chinoise, mariné avec des champignons, sauté avec du bambou ou en soupe. N’ayant hélas pas de marché chinois près de chez moi, quand on me fout du tofu dans les mains, je ne sais absolument pas quoi en faire, donc je n’en achète jamais. Heureusement, la nutritionniste m’a filé quelques recettes et blogs culinaires.

Au niveau du fer, on passe par les classiques lentilles (berk), pois chiches (mouais) et noix (youpi, mais il en faut juste une poignée alors que j’en mange facilement 250 g certains jours). Bref, à part les noix et les épinards, qui ne sont pas si riches que ça en fer, je ne suis pas une grande fan de ces légumineuses. J’ai réussi à trouver des astuces comme la soupe Picard lentilles corail / curry à laquelle il faut que j’ajoute du citron pour en tolérer le goût, et je me suis forcée à acheter un paquet de lentilles vertes. Bon.

Enfin, la terrible évidence : il faut que je diminue ma consommation de thé, mon grand amour après mon compagnon (© le titre de ce billet, c’est lui, il semble en être fier, ne le contrarions pas), la BD et la traduction. Pour la simple raison que le thé, surtout vert, est un excellent anti-oxydant... mais qui inhibe l’absorption du fer par l’organisme. Il s’agit donc de ne pas ruiner tous mes efforts pour faire remonter mon niveau de fer. Ça va être dur mais je vais me limiter à une tasse le matin ou un gros mug l’après-midi au lieu de ma thermos remplie en continu et privilégier rooïbus, honeybush et infusions.

Conclusion, rien que de l’évident et je pouvais trouver toutes ces infos sur le net bien entendu, mais la consultation m’a quand même bien aidée à me remettre sur les rails et à avoir une vision globale de ce que je dois manger et comment je dois le manger. Dès que je serai chez moi à temps plein, j’en profiterai donc pour manger plus de fruits, préparer plus de soupes ou de jus faits maison, découvrir d’autres façons de cuisiner... Y a plus qu’à.