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Après avoir lu cet article du Chameau Bleu, j’ai eu une furieuse envie de tester le bistrot coréen Mee, à 6 numéros de l’excellent restaurant de udons Sanukiya, rue d’Argenteuil. C’est ainsi que la semaine dernière, j’y ai traîné mes parents tandis que monsieur s’est greffé à nous.

Bons points L’endroit est très beau, avec un côté brut et raffiné à la fois. La carte plutôt courte me mettait en confiance. Le personnel est accueillant et sympathique. Les prix sont assez doux : 5 à 8 euros pour une entrée, 14 à 16 euros pour un plat et 5 euros pour un dessert. Certains plats sont originaux.

Moins bons points Pour nos quatre palais, les plats se sont presque tous révélés fades. La déception était donc grande, d’autant que nous avons d’excellentes références dans le 15e arrondissement de Paris. Il n’y avait aucun plat au moins pesco-végétarien. Nous avons dû supplier les patrons pour avoir une carafe d’eau. Les portions sont un peu chiches, on aurait préféré des prix moins doux mais pour des portions plus généreuses.

Passons aux photos...




Nina’s, c’est une maison connue pour son thé noir « Marie-Antoinette », parfumé aux roses et aux pommes du Potager du Roi, situé près du Château de Versailles. J’avais découvert cette marque grâce à une box de thé sans être très convaincue par l’aromatisation et l’âpreté des breuvages. Ce qui n’a pas empêché Sarah, community manager de Nina’s, de m’inviter à un après-midi de dégustation dans le salon de la Rue Danielle Casanova, à mi-chemin entre l’Opéra et la Place de Vendôme.

C’est ainsi que samedi dernier, j’ai bravé la pluie pour rejoindre un salon tout rose, tout girly, tout Marie-Antoinette dans l’ambiance. Après nous avoir servi du thé et une part de gâteau pomme/rose, Sarah nous a présenté l’histoire de la marque et ses produits : thés bien sûr, quelques rooïbos, gelées et compotes, rosé de Noël, mais aussi le tout dernier bébé de la gamme : un savon tout rose, Jardin secret !

Le thé Marie-Antoinette est plus doux que les deux autres thés auxquels j’avais goûté et on sent aussi bien la rose que la pomme. J’ai aussi bu du thé Demain, qui est un vert à la fraise plus léger. Outre ces thés emblématiques, la maison compte une soixantaine de références, essentiellement du thé noir parfumé aux huiles essentielles, mais nous avons aussi pu sentir un rooïbos, un thé vert et même du Lapsang Souchong ! J’avoue avoir été assez séduite par un thé aromatisé à l’orange alors que je n’aime pas trop ce parfum habituellement, ce qui m’a un peu réconciliée avec les thés Nina’s.



D’ailleurs, je dois dire que cette visite m’a permis de mieux cerner la marque. Nina’s joue à fond la carte du rose, girly, précieux, Marie-Antoinette telle qu’on peut l’imaginer et la gamme semble être de qualité sans être inaccessible. Pour être tout à fait honnête, ce n’est pas du tout mon univers de prédilection, donc au tout début, j’avais peur d’être l’éléphant dans le magasin de porcelaine, entourée d’objets précieux (costumes, porcelaines, tulle...), mais Sarah a su mettre tout le monde à l’aise, les blogueuses influentes comme moi, qui étais un peu hors sujet :)



La décoration et les couleurs donnent une bonne image du salon, que je n’ai pas pensé à photographier...





Et comme si ça ne suffisait pas, à mon départ, Sarah m’a remis un tote bag bien rempli ! Je ne m’y attendais pas et j’ai été ravie d’y trouver :
- une boîte du thé Marie-Antoinette, toute mignonne et toute rose
- un sachet du même thé, dans une boîte miniature sur laquelle tout le monde semblait avoir jeté son dévolu
- une tablette de chocolat noir à la rose et aux pommes
- un petit pot de gelée de rose et de pommes
- un savon Jardin secret, à la rose
 


Le chocolat a été englouti par monsieur et ses parents en un rien de temps et ils ont aimé. Pour ma part, j’ai un peu de mal avec le chocolat noir (le vrai, quoi) mais je l’ai trouvé très agréablement parfumé !
Je n’utilise pas de savon mais j’ai appris à m’en servir pour me laver les mains et il me tarde de tester celui de Nina’s car il sent vraiment très bon sans faire chimique.
La gelée est très sympathique et les saveurs subtiles, elle ferait un cadeau de Noël du plus bel effet, avec d’autres produits. Enfin, je me suis préparé une nouvelle théière de Marie-Antoinette et... j’adore, encore plus doux que dans mon souvenir, mais pas effacé. Attention toutefois à ne pas le laisser trop infuser pour éviter que l’amertume ne se développe.



En conclusion, je dirais que la marque s’adresse aux amateurs d’univers poudrés et raffinés. Ce n’est pas vraiment mon cas mais je suis contente d’avoir pu sentir des thés, car certains arômes m’ont semblé très bien équilibrés. Donc, il se pourrait que je me laisse tenter lorsque mon stock aura baissé. Enfin, si je retourne visiter le Château de Versailles un jour, je ne manquerai pas d’aller faire un tour au Potager !

Merci infiniment pour ces découvertes, Sarah :)

Le site officiel de Nina’s
L’article de Joli Goûter
L’article de Volutes Tea
L’article de Laura
My Cup of Tea, le blog de Sarah
Source
Image tirée du film Tampopo de Juzo Itami (1985)

Le Club des Gourmets et autres cuisines japonaises : Japon, bouffe, Japon, bouffe. Comment résister, hein ? Surtout quand le recueil ne s’intéresse pas qu’à la gastronomie mais décrit des actes aussi banals que bouffer, roter et crever la dalle — bien que ce ne soit pas forcément dans cet ordre. Bref, grâce à Ryoko Sekiguchi, écrivain et traductrice, qui a choisi les textes de ce recueil, on sort de la dimension noble de la cuisine pour enfin découvrir la nourriture au quotidien. Un peu comme dans le film Tampopo dont il est aussi question dans cet ouvrage.

La grande force de Sekiguchi, c’est d’avoir sélectionné des textes très différents les uns des autres et de les avoir commentés ensuite avec des anecdotes passionnantes. N’oublions pas non plus qu’elle a réalisé les traductions avec Patrick Honnoré et s’est offert les illustrations de la bien nommée Cocotte, un tandem de créatrices parisiennes.

Sans plus tarder, passons à table, car c’est bien une « Table » et non une « Table des matières » qu’il y a la fin du recueil :
  • Osamu Dazai (1909-1948) ouvre le festin avec ses Souvenirs de saké, qui nous dévoilent ses années estudiantines bien arrosées. Une nouvelle simple mais très bien composée et prenante qui, pour mon plus grand bonheur, se révèlera être l’une des plus classiques !
  • Vient ensuite le tour de Kanoko Okamoto (1889-1939), une romancière que j’aurais cru encore vivante tant son style et son propos respirent la modernité et qui explore avec beaucoup de subtilité dans Sushis le rapport du corps à l’alimentation et l’acte de se nourrir.
  • Cent curiosités au tôfu est une liste anonyme datant de la fin du 18e siècle et a été un précurseur des livres de recettes. Une belle surprise que ces suggestions de recettes déclinant le tofû dans des plats simples, curieux ou raffinés ! Comment ne pas craquer devant le tofû au thé vert ?
  • Place à un mastodonte, l’artiste polyvalent Rosanjin Kitaôji (1883-1959), qui, dans Sukiyaki et canard, brève impression de la cuisine occidentale, relate son expérience au restaurant La Tour d’Argent. De cet essai, je ne retiendrai pas forcément les qualités littéraires mais plutôt le sens de la démesure et du spectacle dont faisait preuve Rosanjin Kitaôji, qui était sûrement aussi passionnant qu’incommode !
  • Autre forte personnalité, Shiki Masaoka (1867-1902) qui, même cloitré chez lui à cause de la maladie, a écrit En attendant la faim et autres essais, détaillant son rapport à la faim et à la nourriture et ses désirs par des descriptions sur le vif (« shasei ») et un haïku en clin d’œil à Sôseki Natsume. Impressionnant, comme cet homme atteint de tuberculose et de carie vertébrale semblait fort et mangeait pour quatre.
  • Deux histoires de champignons, extraits des Contes qui sont maintenant du passé, traitent exactement de ce qu’on est en droit d’attendre avec des champignons : champignons vénéneux et champignons hallucinogènes. Le style est léger, les histoires sont prenantes et les conclusions drôles. Je ne pensais pas que des contes que l’on date du 12e siècle pouvaient être si accessibles et malicieux. Une autre belle surprise.
  • Ventre vide et tête en l’air, de Kôzaburô Arashiyama (1942-), arbore... une énorme coquille dès ses premières lignes (« Je me suis dis ») et c’est bien dommage car tout le reste est fascinant. On comprend grâce à son passage sur France Culture que Sekiguchi est très très attachée à cette nouvelle assez philosophique dont la phrase emblématique « Maintenant, quand j’aurai faim, je fermerai les yeux, j’irai dans ma cuisine imaginaire et je me cuisinerai ma faim » résume toute l’étrangeté et tout l’intérêt. À noter qu’Arashiyama est le seul auteur vivant de ce recueil et qu’il est une sorte de romancier-essayiste-gourmet-critique culinaire. Un homme plus qu’intéressant, donc, en plus d’être vivant.
  • Les poèmes Matin d’adieu, Les aiguilles de pin et Sanglot silencieux de Kenji Miyazawa (1896-1933) sont particulièrement beaux. Spirituels, mêlés de dialecte que les traducteurs ont retranscrit en alphabet romain, avares en ponctuation, ils sont aussi très tristes car Miyazawa a couché sur le papier les derniers instants de sa sœur, qui veut un bol de neige fraîche et s’inquiète de ses effluves. Bouddhiste et végétarien, Miyazawa n’a vécu que 37 ans mais a laissé des œuvres très intrigantes. Plus jeune, je contemplais la couverture de l’édition Serpent à plumes de Train de nuit dans la voie lactée à chaque fois que j’allais à Gibert Joseph, mais je n’ai jamais osé l’acheter. Récemment, je me suis sentie prête mais apparemment, le livre atteint maintenant des prix à trois chiffres.
  • Remise de mes émotions, j’ai pu continuer avec Les yôkan de Kafû Nagai (1879-1959), sans conteste mon œuvre préférée car elle est à la fois didactique et pleine de symboliques avec son protagoniste qui croit avoir changé de classe sociale mais reste considéré comme un prolétarien par la société et finit par se réfugier dans un salon de thé pour y acheter des yôkan, des pâtes de haricot rouge, hors de prix histoire de se consoler.
  • Enfin, la nouvelle qui donne son titre au recueil, Le Club des Gourmets, signée Jun’ichirô Tanizaki (1886-1965), est fascinante. Comme souvent avec cet auteur, le désir n’est jamais très loin (c’est un euphémisme) et ici, il s’unit à la cuisine pour donner une histoire assez monstrueuse et horrifique. Le fait que la cuisine se fait chinoise dans cette nouvelle m’a d’ailleurs beaucoup amusée.

C’est donc avec un immense soupir de satisfaction que j’ai refermé mon livre. Il est rare que des recueils de nouvelles me plaisent autant même si je suis amatrice du genre. Ici, j’ai beaucoup aimé le choix et l’ordre des œuvres, les auteurs mis en avant, les petits dessins et les explications de Sekiguchi, sans lesquelles je n’aurais pas compris autant de choses dans Sukiyaki et canard ou encore dans Les yôkan, par exemple. Les anecdotes, le cadre historique et les éléments biographiques ont été aussi intéressants à lire que les œuvres elles-mêmes. Et si j’ai été un peu désarçonnée devant certains choix de traduction au début, j’ai été très vite emportée par l’exotisme des mots et des tournures de phrase.
Un beau voyage culinaire si vous êtes amateurs de Japon et de bouffe.

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Taguée par Alexandra de ChakaiClub, je réponds avec plaisir à cette nouvelle salve de questions autour du thé concoctée par RoseChiffon.
Pour l’occasion, je me suis amusée à comparer mes réponses avec celles de mon questionnaire entre théophiles, posté l’année dernière à la même époque :)

1. Comment a commencé ton amour pour le thé ?
J’en ai toujours consommé à la maison et au restaurant (chinois), sans trop me soucier de leur couleur, mais je savais ce qu’étaient le pu-erh, le thé au jasmin, le tie guan yin.. Il y a 3 ou 4 ans maintenant, j’ai voulu passer à un thé supérieur et me suis tournée vers... Kusmi Tea. Rôh ça va hein, les ficelles du marketing, tout ça. Petit à petit, j’ai découvert les grandes maisons : Dammann, Mariage Frères, Palais des Thés. Aujourd’hui, je m’attache moins à la marque et plus au thé en lui-même.

2. Bien chaud ou glacé ?
Plutôt chaud en toutes saisons, même si en ce moment, je fais beaucoup de thé glacé pour écouler mes stocks.

3. Tu es plutôt thé noir, vert, blanc, oolong, pu-erh ?
Si on me met une carte des thés entre les mains, je regarde en priorité les oolongs et les thés blancs.

4. Parle-moi de tes 3 thés préférés ! Et de celui que tu détestes !
Mon top 3 évolue assez souvent. En ce moment, je suis portée sur les thés nature : Milky oolong de Théodor, Sticky Rice Oolong de L’Autre Thé mais n’oublions pas Figoolong de ChakaiClub !
J’ai énormément de mal avec Voulez-vous (kiwi, cerise et rhubarbe) de Théodor et le thé noir chocolat / noisette de Taillefer — je les échange volontiers avec les éventuels amateurs ! Et d’une manière générale, je n’aime pas du tout les chaïs.

5. S’il y a un moment thé dont tu ne peux pas te passer, ce serait lequel ?
Je n’en consomme pas à heure fixe mais c’est vrai qu’après avoir sagement évité le thé vert pour préserver mon stock de fer, je renoue avec la bonne vieille théière dès le matin, avant de me mettre à travailler.

6. Thé en vrac ou en sachets ?
D’après le dernier décompte, j’ai 47 thés en vrac et 3 thés en sachets (2 de chez Théodor et 1 tisane de Dammann). Je réinfuse beaucoup donc le vrac me convient parfaitement.

7. Sucre, miel, citron, lait ? Tu pimpes ton thé ou jamais ?
Il m’est arrivé de le « pimper » (:D) avec du sucre ou du miel en croyant le sauver mais ça ne fait qu’empirer lorsque l’amertume est très prononcée. Alexandra a parlé de sirop d’agave et de sucre de pomme, je n’y avais jamais pensé, je testerai à l’occasion.
Le thé au lait et au sucre, j’en prends parfois à Hong Kong, car c’est une véritable institution (héritée de l’époque coloniale) là-bas.

8. Quel est ton dernier craquage ?
Une folie chez Betjeman & Barton : le fameux Pouchkine, Si Nancy m’était conté, Dame du Lac et Bambou.

9. Tu nous montres ton accessoire de thé préféré ?
Celui que je viens d’acquérir et que j’utilise le plus souvent, c’est cette théière toute simple :

 

10. Tu bois un thé en ce moment ? Lequel ?
Le Sticky Rice Oolong de L’Autre Thé, un oolong nature au goût de riz gluant, d’origine thaïlandaise.

11. Tu as une petite anecdote à nous raconter en rapport avec le thé ?
Deux : dans ma prime jeunesse, j’ai postulé pour travailler au Palais des Thés. Contre toute attente, j’ai été conviée à un entretien mais ai vite montré mes limites. Je garde le souvenir d’un atelier très sympa et de personnes chaleureuses.
Autrement, l’un des premiers cadeaux que m’ait fait mon compagnon, c’est une superbe théière noire en fonte (que nous utilisons toujours), arrivée dans un carton Mariage Frères, que je ne connaissais pas à l’époque. Et le pauvre a dû s’empresser de préciser qu’il s’agissait de thé, pas de mariage ^^

12. Une boutique à nous conseiller ?
ChakaiClub, que j’apprécie pour la gentillesse de sa co-fondatrice, son grand professionnalisme, le choix de thés super intéressant, les conditionnements proposés (de 10 à 100 g), les soldes régulières, la livraison ultra-rapide, j’en passe et des meilleures !


Source
Le Guide du Japon à Paris (Minako Norimatsu) et moi, c’est je-t’aime-moi-non-plus. Tellement d’adresses qui ont l’air intéressantes mais si peu de temps et d’argent à y consacrer. Mais je l’avoue : feuilleter encore et encore les pages « Gastronomie » reste un petit plaisir pour moi. 

Et pour la Saint-Valentin qu’on ne fête jamais, soit à cause du travail, soit car on n’est même pas dans le même pays, mon compagnon a voulu m’inviter dans un restaurant végétarien. Sauf qu’il est perdu dans ce monde et que même ouvrir mes 2 guides parisiens est hors de sa portée. J’ai donc suggéré de moi-même le Soya, branchouille, malpoli comme tout au téléphone, surcoté mais... tellement bon. Bien évidemment, appeler un jeudi pour un samedi soir, ça a dû leur paraître très drôle. Bon, ça ne s’est pas entendu au téléphone puisqu’ils m’ont juste dit « Merci » avant de me raccrocher au nez, mais je suis certaine qu’ils ont ri en leur for très intérieur.

Bref, le jour J approchait, je n’avais toujours aucune solution de rechange, donc je me suis rabattue sur la cuisine japonaise. Mon choix s’est porté sur le Shu, qui propose des kushiage (des bouchées de légumes ou de viande panées) dans une espèce de cave. Évidemment, ils devaient afficher complets depuis des siècles. Je me suis donc tournée vers Chez Miki, dont la cuisine semble originale et le côté mouchoir de poche sympathique. Le samedi en question...
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Mercredi, je suis allée voir une nutritionniste pour faire un petit bilan diététique, ré-équilibrer mon alimentation et apprendre à cuisiner sain et simple. Ah, je voulais aussi lui parler des traces verdâtres sur mes pouces, signes de carences, sauf que j’ai oublié. Mais je n’ai pas été déçue du voyage !


Pour commencer, après m’être rapidement présentée (c’est à ce moment que j’ai eu droit à cette drôle de phrase), j’ai détaillé mes repas type. Au petit-déjeuner, un thé, un jus de fruits, un yaourt et des céréales ou des biscuits. Au déjeuner, 3 ou 4 jours sur 5, un pauvre repas préparé par moi-même, assez monotone, avec du riz ou des pâtes et des légumes. Au goûter, encore du thé. Au dîner, plus ou moins la même chose que le midi. Au restaurant, tout et n’importe quoi. Rien qu’en énumérant tout ça, j’ai senti que ça n’allait pas ^^"

Pourtant, c’était évident hein : lorsque je suis passée au végétarisme, je n’ai pas trop cherché de recettes végés, je me suis contentée de prendre des recettes qui me plaisaient bien et de les suivre sans mettre de viande. En général, je compensais avec plus de féculents. Résultat : on a perdu les protéines et le fer. Logique. Sauf que je n’avais jamais trop fait gaffe à l’équilibre de mes repas, que j’étais déjà carencée en fer (terrain favorable dans la famille) ET que mon corps commençait à me le faire sentir.

Pour ce qui est des protéines, il faut donc que j’introduise tout ce qui est tofu, soja, tempeh et seitan. Le pire, c’est que je ne déteste pas du tout le tofu ! Mais il est très cher dans les supermarchés (je trouve) et je ne sais que le cuisiner à la chinoise, mariné avec des champignons, sauté avec du bambou ou en soupe. N’ayant hélas pas de marché chinois près de chez moi, quand on me fout du tofu dans les mains, je ne sais absolument pas quoi en faire, donc je n’en achète jamais. Heureusement, la nutritionniste m’a filé quelques recettes et blogs culinaires.

Au niveau du fer, on passe par les classiques lentilles (berk), pois chiches (mouais) et noix (youpi, mais il en faut juste une poignée alors que j’en mange facilement 250 g certains jours). Bref, à part les noix et les épinards, qui ne sont pas si riches que ça en fer, je ne suis pas une grande fan de ces légumineuses. J’ai réussi à trouver des astuces comme la soupe Picard lentilles corail / curry à laquelle il faut que j’ajoute du citron pour en tolérer le goût, et je me suis forcée à acheter un paquet de lentilles vertes. Bon.

Enfin, la terrible évidence : il faut que je diminue ma consommation de thé, mon grand amour après mon compagnon (© le titre de ce billet, c’est lui, il semble en être fier, ne le contrarions pas), la BD et la traduction. Pour la simple raison que le thé, surtout vert, est un excellent anti-oxydant... mais qui inhibe l’absorption du fer par l’organisme. Il s’agit donc de ne pas ruiner tous mes efforts pour faire remonter mon niveau de fer. Ça va être dur mais je vais me limiter à une tasse le matin ou un gros mug l’après-midi au lieu de ma thermos remplie en continu et privilégier rooïbus, honeybush et infusions.

Conclusion, rien que de l’évident et je pouvais trouver toutes ces infos sur le net bien entendu, mais la consultation m’a quand même bien aidée à me remettre sur les rails et à avoir une vision globale de ce que je dois manger et comment je dois le manger. Dès que je serai chez moi à temps plein, j’en profiterai donc pour manger plus de fruits, préparer plus de soupes ou de jus faits maison, découvrir d’autres façons de cuisiner... Y a plus qu’à.