Aspect général : c’est soigné, y a rien à redire. Le blanc et noir, c’est joli et sobre, même si je préférais clairement la box de septembre, plus conviviale avec son thème rentrée et Prévert.
Les goodies sont sympas mais ne cassent pas non plus trois pattes à un canard : « carnet de saveurs » un peu bâclé (pas mal de coquilles dans le texte) et surtout, pas pratique du tout ! J’aurais aimé avoir la possibilité de noter les thés en vis-à-vis de la page qui les présente, pas tout à la fin du cahier. Les cartes postales sont chouettes mais je ne sais qu’en faire, mon frigo est déjà en surpoids et je ne suis pas une fan inconditionnelle de la ribambelle de cartes dans mon appart. Pas grave.


Gourmandises : les trois mini-tablettes de chocolat m’ont transportée, même et surtout celle au chocolat noir et au gingembre, alors que je déteste ça ! J’ai aussi apprécié celle au cacao noir, amère mais subtile comme il faut. Bientôt, je prendrai aussi mon café serré et noir et je fumerai, car je suis un homme, un vrai. Autrement, la marque Dolfin, je pense la connaître déjà, mais elle me laisse une très bonne impression.
Les gâteaux, des canistrelli, ne m’ont pas enchantée, c’est des espèces de machins poudreux au goût un peu écœurant de vin. Moui.

Passons à présent au principal, le thé. Ça ne fait pas un mois que j’ai ma box et je peux déjà parler de quasiment tous car mon compagnon s’est aussi proposé en jury ^^" Déjà : diantre, que de thés noirs ! Encore une fois, je préférais la diversité de la box du mois dernier. Heureusement que j’ai des réserves de thés blancs et verts pour contrebalancer l’amertume des thés noirs.

Les Dilmah sont partis comme des petits fours...
Ceylan à l’amande italienne : sympa, mais on sent moyennement l’amande quand on le boit, ce qui est dommage...
Ceylan à la menthe et au miel : ouah ! Belle surprise. Moi qui étais sceptique et me disais qu’il suffisait de prendre du thé à la menthe et d’y rajouter du miel, j’ai eu tort. C’est fort en goût mais assez subtil, un peu acidulé... je l’ai chipé à mon compagnon car c’était son thé à lui, humhum ^^
Ceylan au citron vert et à l’orange : pas mal non plus, ce n’est pas amer comme les thés aux agrumes de Lipton. Oui, je sais, comparons ce qui est comparable, mais vraiment, la boisson est rafraîchissante et heu... subtile, encore une fois.
- Perfect Ceylon : mouiiiii, c’est toujours chouette d’en avoir un sous la main.

De la marque Coffea, il y a eu une infusion à la verveine et à la menthe poivrée, que j’ai bien aimée. C’est sympa pour ne pas avoir de théine dans le sang, pour boire un truc léger et doux avant de dormir.
Et un mélange de thé noir, qui m’a laissée de marbre. Si je n’étais pas aussi en manque de thé — justement car j’essaie de restreindre ma consommation après la pose d’un implant dentaire — je le trouverais tout juste passable. Ce n’est ni léger ou aérien, ni très prononcé. Déception.

La marque que j’ai trouvé constante niveau qualité, c’est Harney & Sons :
Oolong à la grenade : bon, j’ai toujours cru que le oolong était un thé vert, mais j’apprends par Wiki que c’est un thé bleu-vert (et un personnage de Dragon Ball, je l’avais oublié). Bah, vert ou bleu-vert, je le trouve super sympa. Il a du goût mais pas trop, la grenade est bien présente, c’est léger et nuageux.
Thé noir à l’abricot : autre grande révélation, l’odeur d’abricot a parfumé toute la pièce, et au goût, il était présent aussi. C’est l’un de mes préférés de la sélection.
Infusion au citron : toujours appréciable d’avoir une bonne infusion acide bien faite.
Thé noir à la bergamote : celui qui ne m’inspirait pas trop... Quand on me dit juste « thé noir », mon imagination ne s’emballe que modérément... Et effectivement, pas de quoi sauter au plafond mais c’est une référence sûre.

Betjeman & Barton : du thé noir à la bergamote et aux agrumes (en vrac).Le thé avait l’air raffiné et je voulais le garder pour quand y aurait des invités mais finalement, je n’ai pas pu résister à l’envie de déchirer rageusement le plastique qui recouvrait la boîte un soir où j’ai fini le travail plus tôt, pour me faire une bonne théière de Pouchkine. Et... wow ! C’est l’un des meilleurs thés que j’ai jamais goûtés ! C’est hyper hyper subtil, tous les goûts annoncés se sentent, je me réconcilie avec la bergamote. Aucune amertume, bon même après x infusions, généreux. Pour dire à quel point il est bien, même après avoir laissé la théière mariner 2 jours dans l’évier, l’odeur du thé était encore là et régnait en maître parmi ses camarades tasses, assiettes et cuillères. C’est donc la grande révélation de cette box.

Tea Tower : j’ai mis le temps avant de tester le Lapsang Souchong, par peur de le rater, vu que je cuisine / regarde la télé / surfe en même temps que je fais mes thés et jus. Hélas, toute la préparation n’a pas servi à grand-chose, puisque j’ai presque détesté. Quand on me dit « fumé », je pense à du bois, là, j’ai l’impression d’avoir bu du jambon fumé. C’est sûrement bon signe mais il est un peu trop typé pour moi, ce thé. Je boirai l’autre sachet avec des plats hyper légers et fades.
J’ai fait l’impasse sur le thé à la menthe bio qui n’attise pas spécialement ma curiosité.

Bonbons de pu-er : je les ai donnés à mes parents, ça leur rappellera sûrement les énormes galettes de pu-er que l’on trouve en Chine, de toutes les formes possibles et imaginables, que l’on peut offrir ou accrocher comme porte-bonheurs au mur. Le pu-er se conserve et peut se bonifier avec le temps, pas d’inquiétude. En tout cas, c’est clair, lorsque je vois ces deux « bonbons », il ne me viendrait pas à l’idée de les foutre dans ma bouche o_O Ça paraît évident que c’est du thé compressé à infuser. Et pourtant, je ne m’y connais pas en thé — preuve en est mon vocabulaire limité.
Edit : mon père a trouvé « marrant » et « sympa », ce bonbon de pu-er. Difficile comme il est, j’imagine que c’est bon signe.


Bilan : plutôt pas mal, pour un premier essai. Je suis contente de découvrir des thés, quels qu’ils soient. Comme j’ai déjà dû le dire, il n’y a que le rooïbos que je n’aime vraiment, vraiment pas, mais qui n’est pas vraiment, vraiment un thé. Donc, le thé peut être moins bon en vrai que sur le papier, ça ne me dérange pas spécialement. Je découvre aussi des marques, même si je me suis attachée aux descriptions plus qu’à leur prestige (Betjeman est le fournisseur de l’hôtel Crillon, m’a dit une amie).
 J’en attendais en revanche un peu plus du carnet de saveurs et des gourmandises, mais pas grave.
Par ailleurs, je n’ai pas senti le côté jazz, même en me concentrant très fort sur les textes et même en mettant TSF Jazz.
En fin de compte, peu importe, l’essentiel est dans la découverte. J’essaie de mettre en application quelques conseils prodigués ça et là (les vrais, pas les pubs cachées), comme le fait de ne pas sucrer son thé et de le mieller pour l’adoucir mais bof, je ne suis pas plus convaincue que ça. Si le thé est trop amer pour moi, rien ne l’arrange.
Malgré ces petites remarques, un mot, toujours le même : vivement !

Poilâne, ce n’est pas une marque que je connais depuis longtemps. En effet, je voyais le nom se balader de temps en temps, mais je n’y prêtais pas plus d’attention que ça… mais tout ça, c’était jusqu’à ce que la Thé Box de novembre 2012 arrive avec ses 6 cuillères-biscuits Poilâne à tremper dans le thé. Et autant tremper son croissant dans son café est une abomination pour moi, autant des biscuits sucrés-salés au beurre dans du thé me paraissent tout naturel.

Du coup, après cette expérience gustative divine, le nom est évidemment resté ancré dans ma tête. Et lorsque la Thé Box a annoncé une collaboration avec Poilâne, j’ai sauté à pieds joints dedans… avant de repartir à reculons en voyant le prix : 40 €. La box est de qualité, je le confirme aujourd’hui et n’avais que peu de doute à ce sujet à l’époque, mais même si je suis capable de sortir d’une boutique armée de l’équivalent de cette somme en thés, j’avais des scrupules à sauter le pas pour une box alors que je pouvais très bien aller acheter directement les thés qui m’intéressent.

J’ai donc relégué cette histoire dans un coin de mon cerveau (rempli à 30 % de traduction, à 30 % de livres et à 30 % de bouffe et de thé) (les 10 % restants sont composés de vide et d’autres trucs moins avouables) jusqu’à ce qu’arrive un truc magique : la wishlist de Noël ! Je me suis pas fait prier pour demander à ma belle-famille une box et là, j’ai découvert qu’il y avait une offre intéressante : la Duo Thé Box, qui propose pour 60 € (frais de port inclus) la Poilâne et la Saint-Pétersbourg. Certes, pour cette dernière, j’avais déjà craqué pour Tourbillon et Saint-Pétersbourg de chez Dammann, en vrac, mais à l’époque, j’avais des soucis de bouilloire qui faisait que j’avais du mal à bien préparer mon thé et que c’était moins risqué de faire infuser des sachets que des feuilles et que… bref, j’avais le prétexte idéal ! Je remercie donc chaleureusement ma famille pour ce beau cadeau.

C’est reparti pour une tournée de thés ! Je vais commencer par la Thé Box du mois de mai, consacrée au Japon.

Plutôt casse-gueule, ce sujet, non ? En tout cas, même s’il était clair qu’une box de thés japonais était inévitable, je n’étais pas du tout sûre d’y succomber. Non pas que je m’y connaisse des masses, mais je me demandais ce qu’une telle box pourrait bien contenir. Et puis, comme pour beaucoup de choses matérielles, j’ai lu un avis positif sur un blog que j’apprécie – en l’occurrence, Le Rose et le Noir, et j’ai craqué.
Pour quoi ? Pour ça (boîte incomplète car photo prise sur le tard) :
   


1re bonne surprise : la Thé Box a évité de nommer sa boîte Shibuya, Sakura, Soleil Levant, Naruto ou que sais-je encore. Daikanyama, c’est sobre et ça sonne bien. Ça interpelle les ignares comme moi et ça flatte aussi l’ego des connaisseurs.
2ème bonne surprise : en plus des classiques matcha et genmaïcha, on retrouve du kukicha et du soba-cha, que je ne connaissais pas.
3ème bonne surprise : hiiiiiii, le Thé des Écrivains version japonaise, celui qui me faisait de l’œil !
Passons au descriptif…
La boîte est jolie, enfin, elle fait son boulot quoi. Côté texture, je n’aime pas ce papier, bien trop rêche et perméable à mon goût, m’enfin… Après tout, je ne suis plus abonnée, je commande les box hors abonnement quand elles m’intéressent vraiment, c’est-à-dire quand il y a plus de 80 % de produits que je voudrais goûter.

Goodies : j’aime beaucoup la couverture du Cahier des Saveurs, par contre, je l’ai à peine lu, même pas pour connaître la température d’infusion. Sur ma bouilloire, j’appuie simplement sur le bouton « grosse flemmarde », a.k.a. « 85 °C » pour tous les thés japonais et japonisants. Bon, là, en l’ouvrant pour me remémorer les marques, je vois qu’il y a un réel effort pour nous présenter les thés japonais et leurs origines, chouette. Les 3 cartes postales sont très belles mais est-on est vraiment objectif quand l’esthétique japonaise nous plaît ? Idem donc pour le papier origami signé Adeline Klam, que je devrais donner au lieu de conserver amoureusement et bêtement. Ou recycler en marque-pages. Il y avait aussi un dépliant publicitaire sympathique – pour une fois – un extrait du Guide des thés japonais,le schéma récapitulant le degré d’astringence, etc. de chaque type de thé est hyper instructif. Je suis sûre que l’ouvrage est délectable pour les connaisseurs.

Gourmandises : c’est le point appréciable des Thé Box, les petites mignardises. Cette fois, on a été gâtés avec 3 gâteaux de forme langue-de-chat au matcha et au chocolat blanc, de la marque kyotoïte Malebranche (et le petit descriptif derrière la pub, c’est du grand art franponais ^^), dispos à la Grande Épicerie de Paris, rien que ça, mais c’était vraiment succulent. Le matcha est bien fort comme j’aime (c’est-à-dire sucré-amer) et le chocolat n’est pas superflu. Dévorés à deux en deux secondes. Il y avait aussi des bonbons au matcha du Palais des Thés, très bons aussi, mais je verrais moins l’intérêt d’en acheter en paquet. Peut-être parce que je ne suis pas très bonbons.

Thés
Yamamotoyama : d’après la description qu’en fait l’équipe de la Thé Box et le packaging, c’est le thé japonais de base, celui qu’on trouve dans les maisons, dans les restos… Et pourtant, j’ai été bluffée. Le genmaïcha est super bon et surtout, on peut le laisser infuser longtemps sans qu’il ne soit amer, et a du goût. Je rappelle que le premier thé de ce genre que j’ai goûté, c’est celui de Kusmi, qui m’a vite lassée : grains de céréales qui gonflent super vite et s’imbibent d’eau, thé pas assez fort… Le hojicha, thé grillé, m’a aussi beaucoup beaucoup plus. On sent bien que c’est basique, pas la super récolte de l’année, mais pourtant, il est sobre et efficace. Il aide aussi à la digestion et est très léger. J’ai l’impression de l’avoir déjà bu quelque part sans savoir ce que c’était, sûrement dans des restos japonais.
Bref, carton plein pour les 4 sachets de Yamamotoyama.

Clearspring  : super généreux, Clearspring. Cette marque – de mémoire – anglaise propose 4 sachets de matcha et 4 de kukicha. Je ne serai pas très originale mais j’ai encore une fois adoré. Le matcha, j’aime beaucoup en desserts et en thé, je les trouve souvent fades. Pas là, l’odeur est présente sans être imposante, c’est du matcha quoi, pas une espèce de poudre fade et vaguement verte. Sûrement est-ce dû à la base de sencha, le thé japonais. Le kukicha, du sencha aussi mais dont les tiges ont été triées, est un véritable coup de cœur. Marron, avec une bonne odeur de grillé, j’adhère complètement. Là encore, c’est un thé léger qui se consomme le petit doigt levé sans pour autant être de l’eau. Pour accompagner des repas, c’est l’idéal. Quoiqu’en fait, j’accompagne presque toujours mes repas d’une tasse de thé ou deux, mais j’ai l’impression que ce n’est pas une pratique très répandue. Bref, Clearspring, je note et en commanderai. Pour info, les deux thés présentés sont issus de l’agriculture biologique.

Tea Pigs : toujours un régal pour les yeux, les sachets de cette marque ! Le Popcorn Tea, du genmaïcha, est pas mal du tout, mais j’ai une préférence pour celui de Yamamotoyama, qui m’a semblé plus naturel. Les petits éclats de maïs qui leur donnent son nom ne m’ont pas plus marquée que ça alors que je tuerais pour un épi de maïs. Mais ce thé reste une valeur sûre. Par contre, Lemon & Ginger, je le redoutais, puisque le gingembre et moi ne sommes pas amis. J’ai pas mal repoussé le jour de la dégustation (et donc de la rédaction de cet article) et ai même sabordé cette dernière en faisant infuser le maléfique sachet dans ma thermos au taf, à 100 °C. Verdict (attention, gros mot) : pouah ! Mais vraiment. Ce qui est très très bon signe pour les amateurs de gingembre : ce thé est hyper fort, il débouche le nez et rince la gorge. J’avais l’impression de croquer dans du gingembre frais, brr. Donc, j’imagine que c’est un pari réussi pour la marque. Moi, j’ai bu 4 gorgées et n’ai pas pu en supporter plus. Le citron n’a pas du tout contrebalancé le corsé gingembre comme je l’espérais. Je ne boirai donc pas ce thé avec un roman de Murakami (Haruki bien sûr, who else? Ryû ? Qui c’est, lui ?) Bref, j’ai encore un sachet chez moi et c’est certainement pas mon compagnon qui va le tester.


Soba-Cha : je ne sais pas qui est le dealer mais il est bon. Il ne s’agit pas d’un thé mais de graines de sarrasin torréfiées, et le bon goût grillé est doux, enveloppant et rassurant. J’en ai quand mis une bonne poignée pour être sûre d’avoir du goût. Autre bonne découverte avec ce thème japonisant. Encore une fois, je doute qu’il s’agisse de thés nobles ou rares, mais quel plaisir de goûter à ces saveurs grillées, noisettées, châtaignées…

Le Thé des Écrivains : je me rappelle être tombée sur cette marque avec un magazine gratuit, peut-être Le Bonbon, et avais opté pour une boîte de thé noir anglais avec de la rose et de la vanille, pas mal du tout. Puis la Thé Box m’a fait découvrir le thé américain (sans plus pour moi, même froid) et le thé Monet (sympa, pas mémorable). J’étais frustrée de ne pas avoir de thé japonais, un vert arôme cerise et marasquin. C’est maintenant chose réparée, j’ai pu aimer et apprécier ce thé. Ce n’est pas un coup de cœur absolu car la cerise comme le marasquin sont trop discrets à mon goût, mais c’est plutôt doux et subtil. La qualité est constante avec cette marque, en tout cas. Un bon point.


Conclusion : une boîte fort intéressante. J’avais l’impression qu’elle était moins garnie que les précédentes (seulement 16 sachets et 2 paquets avec du vrac) mais la qualité compense largement la quantité. Je suis beaucoup moins indifférente au genmaïcha et j’ai découvert le kuki et le sobacha. Pour quelqu’un qui aime les odeurs de noisette et de grillé, c’est parfait. D’une manière générale, tous ces thés/infusions sont très digestes, purs et naturels et j’ai beaucoup apprécié de renouer avec des thés non/peu parfumés. Seule ombre au tableau, ce fameux gingembre, mais c’est moi qui ne suis pas assez virile pour l’apprécier. Je continue donc de surveiller les Thé Box pour en commander une de temps en temps, quand le thème me parle.

© Envouthé

En avril, Envouthé a continué sur sa belle lancée en proposant comme thème les souvenirs d’enfance avec au programme des parfums de bonbons et des saveurs régressives (quoi que ça veuille dire). Je ne suis pas spécialement nostalgique des saveurs d’antan – sauf les Têtes Brûlées, ces friandises qui piquent la langue – ni n’ai de trip « colle violette et craies », mais j’aime beaucoup l’aspect général de la box et les boissons choisies.